Paris, le 5 février 1997

DECLARATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

A LA PRESSE AMERICAINE

A LA SUITE DU DECES DE MADAME PAMELA HARRIMAN

AMBASSADEUR DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE A PARIS

LE PRESIDENT : Je suis très, très, triste du décès de Pamela Harriman. C'était une si belle femme, un magnifique ambassadeur, probablement l'un des meilleurs depuis Benjamin Franklin et Jefferson. Elle a fait tant de choses, de bonnes choses, pour les relations entre les Etats-Unis et la France. Elle était si intelligente, si séduisante, si élégante, et je voudrais dire que tout le peuple français est vraiment désolé de sa mort.

J'ai eu le Président Clinton au téléphone il y a une heure, et nous étions tous les deux vraiment affligés.

Elle a beaucoup oeuvré dans nos relations réciproques, et la République française lui rendra un hommage solennel samedi matin, je lui décernerai la plus importante et la plus significative décoration française, et je le ferai de tout mon coeur.

QUESTION : Précisément, comment Madame Harriman a-t-elle amélioré les relations entre la France et les Etats-Unis ?

LE PRESIDENT : Elle aimait la France et elle était une femme d'une stature telle qu'elle savait spontanément comment améliorer les relations, et résoudre les problèmes. Elle a beaucoup fait.