LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Paris, le 9 décembre 1996

Sire,

C'est avec une très vive émotion que j'ai appris, hier soir, qu'un autre de Vos sujets, M. Younès Slimane NAIT, avait à son tour, succombé à ses blessures, à la suite de l'attentat du RER parisien, mardi dernier.

Ainsi donc le Maroc est-il à nouveau frappé, à travers l'un de ses fils, par les conséquences de cet acte terroriste. Dans ces circonstances dramatiques, je souhaite vous redire notre solidarité et notre amitié avec le peuple marocain dont le peuple français partage la tristesse.

Je tiens encore à Vous réitérer mon assurance que tout sera mis en oeuvre par les autorités françaises pour identifier et retrouver les coupables de cet acte odieux, ainsi que, plus généralement, ma détermination à lutter contre le terrorisme, ce fléau qui menace la démocratie.

Je prie Votre Majesté d'agréer l'expression de ma très haute et très déférente considération.

Jacques CHIRAC

Sa Majesté HASSAN II Roi du Maroc