LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Paris, le 31 décembre 2003

Très Saint Père,

C'est avec une particulière émotion que j'ai appris la disparition, dans des circonstances tragiques, de Monseigneur Michael Courtney.

Profondément engagé au service de la paix, de la réconciliation et du dialogue, Monseigneur Courtney était unanimement respecté pour ses éminentes qualités de pasteur et plus encore pour son dévouement et sa générosité. Son action inlassable au Burundi pour qu'une paix fondée sur la justice, la tolérance et la sécurité succède enfin aux infinies souffrances de la guerre et de la violence lui valait un immense respect. Cette cause, vous le savez, est aussi celle de la France qui participe depuis longtemps aux efforts de paix engagés dans cette région du monde. Elle ne peut donc que condamner le geste odieux qui a coûté la vie à votre représentant.

Dans ces instants de peine et de recueillement, je tiens à vous exprimer, en mon nom personnel et au nom de tous les Français, mes très sincères condoléances et vous remercie de transmettre toute ma sympathie, dans cette douloureuse épreuve, à la famille et aux proches de Monseigneur Courtney.

Je vous prie d'agréer, Très Saint Père, l'hommage de mon profond respect et de ma très déférente et cordiale amitié dans lépreuve.

Jacques CHIRAC

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II