DECLARATION

DE MONSIEUR JACQUES CHIRAC PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

A LA TELEVISION NATIONALE ALGERIENNE A LA SUITE DU SEISME AYANT TOUCHE ALGER ET SA REGION

PALAIS DE L'ELYSEE

JEUDI 22 MAI 2003

QUESTION – Monsieur le Président, vous avez toujours manifesté une solidarité particulière avec le peuple algérien. Aujourd'hui, on constate dans votre déclaration qu'il y a une émotion plus forte : est-ce que cela a un rapport avec le voyage que vous avez effectué en Algérie cette année ?

LE PRESIDENT – Vous savez, aujourd'hui, je suis consterné. Et tous les Français sont consternés par le drame qui s'est abattu sur l'Algérie hier soir, qui a meurtri ce pays et, surtout, provoqué un grand nombre de victimes.

Je voudrais dire d'abord à toutes ces victimes, à toutes leurs familles, mes sentiments de compassion, mes sentiments d'affection, de solidarité. Et je voudrais dire bien sûr aux Autorités algériennes, qui font le maximum pour faire face, combien nous nous sentons près d'elles en ce moment, près de l'ensemble du peuple algérien. Et bien entendu leur dire que cette solidarité que j'évoquais permettra, je l'espère, d'apporter aux autorités algériennes tout ce qui peut leur être utile ou nécessaire pour surmonter les conséquences de cette épreuve.

Vous évoquez mon voyage, je l'ai gardé bien sûr dans le coeur et dans l'esprit, avec cette chaleureuse réception que le peuple d'Alger et d'Algérie m'a réservée et c'est une raison supplémentaire, s'il en fallait une, pour me sentir plus encore solidaire et fraternel avec les Algériennes et les Algériens dans l'épreuve. Alors, je voudrais simplement, mais de tout coeur, leur dire mon estime, mon affection, mon amitié.

QUESTION – La catastrophe de Bab el Oued, vous y avez été. Est-ce que vous auriez voulu y être aujourd'hui ?

LE PRESIDENT – Je suis de coeur, complètement, avec l'ensemble du peuple algérien et tout particulièrement avec les familles des victimes.