Déclaration à la presse du Président de la République à l'issue de l'entretien du Président de la République avec l'Émir de l'État du Bahreïn.

Déclaration à la presse de M. Jacques CHIRAC, Président de la République, à l'issue de son entretien avec Son Altesse le Cheikh Hamad Bin Issa AL KHALIFA Émir de l'État du Bahreïn.1

Palais de l'Elysée, le vendredi 4 mai 2001

QUESTION - Le processus de paix au Proche Orient, qui est bloqué, et la crise que traverse la région ont été au coeur de vos entretiens avec l'Émir de Bahrein. Est-ce que vous pensez que la France va déployer des efforts pour arrêter l'escalade ?

LE PRÉSIDENT - Je voudrais d'abord dire toute la joie que j'ai eue, personnellement, à la visite que Son Altesse a bien voulu me faire et que la France considère comme un privilège.

Nous entretenons, entre nos deux pays, une relation de confiance et d'amitié très sincère qui est fondée sur le respect mutuel et qui se traduit par des relations politiques excellentes, des relations économiques croissantes et des relations culturelles qui s'améliorent sans cesse. Je dirai que c'est une véritable relation d'amitié, au sens profond du terme.

J'ajoute que sur les grands problèmes internationaux, et notamment ceux de la région, nous avons la même approche et nous avons, en général, le même jugement sur les problèmes qui se posent dans cette région, en particulier naturellement le principal d'entre eux, c'est-à-dire le problème israélo-palestinien, de même d'ailleurs que le problème des relations entre Israël d'une part, la Syrie et le Liban d'autre part. Et, bien entendu, nous souhaitons associer nos efforts, comme l'Émir vient de le dire à juste titre, pour trouver une solution qui soit juste et équitable, qui suppose d'abord la désescalade, le retour à la table de négociation.

De ce point de vue, nous pensons que le plan jordano-égyptien est une bonne entrée en matière et nous souhaitons qu'à partir de la mise en oeuvre de ce plan, on puisse retrouver les relations de discussion normales, permettant d'abord de garantir la sécurité de part et d'autre et, ensuite, de retrouver la capacité de négocier un accord de paix qui soit juste et équitable.





.
dépêches AFPD3 rss bottomD4 | Dernière version de cette page : 2004-12-14 | Ecrire au webmestre | Informations légales et éditoriales | Accessibilité